Hier j’ai eu la chance d’aller pêcher le maskinongé au lancer en compagnie de mon ami et guide de pêche Patrick Therrien. Avant de commencer, je dois vous avouer que suite à cette journée de pêche avec Patrick j’ai très mal dormi et voici pourquoi…
La pêche commence et après quelques lancers à peine, lorsque je m’apprête à débuter ma figure en 8 (qui consiste à faire un genre de 8 dans l’eau avec le leurre à la fin de chaque lancer au cas où il y aurait un poisson suiveur), un poisson monstre sorti de nul part s’empare de mon leurre et passe bien prêt de m’amener avec lui. Quelle sensation incroyable de voir surgir ce requin, qui dépasse largement le fameux 50 po de longueur avec le dos large comme deux mains, et de le voir happer le leurre gueule grande ouverte tel un alligator fondant sur sa proie.
À la vue du gros maski qui s’empare du spinnerbait, mon instinct de pêcheur m’incite à ferrer avec force et le combat s’engage à s’y courte distance que le poisson trophée bondit partiellement en dehors de l’eau tentant vainement de se libérer. Il demeure sous l’embarcation tirant de toutes ses forces alors que je fais d’intenses efforts pour l’empêcher de se mêler dans la tige du moteur électrique. Je maintiens une tension maximale sur le poisson qui finit par apparaître devant nos yeux. Patrick tente de le faire pénétrer dans le gros filet, mais se ravise car le poisson est trop prêt de l’embarcation et mal placé. Ce dernier trouve à nouveau refuge sous celle-ci et je garde une tension énorme pour l’empêcher d’aller de l’autre côté du bateau. Je réussis et une deuxième opportunité se présente pour Patrick, mais au moment de le faire entrer dans la grosse puise, le mastodonte se tourne de côté et refuse d’entrer dans le filet. Il replonge sous le bateau en se retournant vivement et ce qui devait arriver arriva… Je me retrouve « Gros Jean comme devant » alors que la tension au bout de ma canne disparaît, et avec mon plus gros maski à vie au lancer…
La déception est grande autant pour le guide que pour le pêcheur, car tout adepte de pêche au maskinongé vit pour ces rares moments où l’on a la chance de connecter avec un poisson de cette taille, et au lancer par-dessus le marché. Et pour ajouter l’insulte à l’injure, au lancer suivant après avoir raté ce trophée, un autre maski saute sur mon leurre. Malheureusement au ferrage il sort de l’eau et se libère… Tsé quand ça va mal!!!
Pour faire une histoire courte, transportons-nous vers 18 h 00. Après avoir essayé à plusieurs endroits, Patrick capture un petit maski dans la trentaine de po et je le suis avec un brochet de 5-6 lb. Bon il y a du poisson actif dans le coin! Nous continuons à lancer à qui mieux mieux le long d’une structure rocheuse lorsque Patrick me dit qu’il y a un maski à une quinzaine de pieds du bateau. Il voit le poisson sur son Livescope de Garmin et il me dit de lancer le leurre juste un peu plus loin que celui-ci et de le faire passer au-dessus de sa tête. Il voit en direct que le poisson suit et m’en fait part. Je suis rendu au bateau et je commence à faire des figures en 8 avec mon leurre. Patrick m’exhorte de ne pas arrêter car le poisson est sous mon spinnerbait. Tout à coup je le vois apparaître et s’emparer du leurre; je ferre avec force. Ça y est on n’a notre maski et on évite d’être blanchi « skunké » comme on dit si bien en langage de pêcheur… Sauvés par la cloche ou plutôt par le Livescope…
Vous aimeriez vivre une journée au maskinongé avec mon chum Patrick? Contactez-le. Il lui reste encore quelques bonnes places pour l’automne qui vient.
Et peut-être aurez-vous la chance comme moi, lors d’une journée où les astres s’alignent, de prendre votre plus gros maski à vie (voir photo ci-dessous)!

L’auteur avec une bête de 56 po de long par 24 po de circonférence capturée en 2023 en compagnie du guide Patrick Therrien!

